Le mot juste
Le mot juste
Une patiente, que je connais depuis fort longtemps, m’envoie un petit courrier : elle a appris que je partais en retraite, et elle me remercie de mes bons services, en tant que préleveur.
Cette gentille lettre pointe ce qui a déclenché la confiance entre elle et moi. Au premier contact, elle manifesta une peur tout à fait extraordinaire de la prise de sang : elle était l’objet d’une phobie, et non pas d’une simple peur, plutôt commune.
Utiliser le mot juste, ou nommer ce qui ne l’a pas encore été, renvoie à la phrase « au commencement était le verbe », un balbutiement d’humanité.
Utiliser le mot juste humanise en quelque sorte.
C’est peut-être mystérieux, mais c’est comme ça.
Le mot « environnement » ne signifie pas « nature ». C’est plutôt un mot technocratique, froid, alors que le mot « nature » est bien plus complexe.
Car bien entendu, nous faisons partie de cette « nature » : c’est une erreur quasi universelle de s’en croire « en dehors ».
Quand vous êtes « environnés », vous êtes au spectacle en quelque sorte.
Rien à voir ! hi hi hi
Quand le clocher du village a été effacé par l’orage.
