Pi, que j’aime faire connaître ce nombre si utile aux sages !
Tout le monde peut “faire de la science” : le désir, ou le besoin de distinguer le vrai du faux n’appartient pas aux savants. Pas vrai ?
Le hic, c’est qu’il y a en fait plusieurs types de sciences. Ou plutôt une science avec un grand S, et les autres.
La terre est plate nous indiquent nos sens. La terre est ronde nous dit la science, avec un grand S. Pour sortir du monde des sens, on imagine, on fait des hypothèses, puis des expériences. Il y a des milliers d’années, en Egypte, des malins ont planté deux hauts piquets distants de quelques centaines de kilomètres : en comparant tout simplement leurs ombres en plein soleil, le doute était levé, elle était bien ronde !
Mais, tant que les hypothèses ne sont pas vérifiées, les théories confirmées, on fait quand même de la science aussi, mais avec un petit s. Et certaines sciences sont même dites molles.
D’autres dures, comme seules le sont les mathématiques, la physique et la biologie.
Sciences froides, monde si glacé qu’elles font facilement fuir, d’autant qu’on leur a attribué une forte valeur sélective.
Si tu dis 2 plus 2 font 5, on te colle un 0.
On regarde de haut celui qui ignore que Pi=3,1416, à peu près, et que le périmètre d’un cercle est 2 r Pi .
9 % des français, 16 % des américains sont “platistes”, imaginent que notre terre est plate ; ils “ne ressentent pas” la démarche scientifique. Mais ils acceptent en général les bienfaits de notre médecine scientifique. Peut-on parler clairement d’obscurantisme ?
Pourquoi croire alors que l’on peut savoir ?
Personne ne peut vivre dans l’univers de la science pure ,sans se couper d’une part de son humanité.
La question du jour : le lierre est il nuisible aux arbres qu’il colonise ?
On a envie de dire : bien sûr !
L’expérience a été faite en 1870 : Arthur Arnold, propriétaire forestier anglais décida de couper les lierres installés sur la moitié des chênes colonisés ; en 1942 tous les chênes furent abattus (Cruelle expérience !). Aucune différence ne fut trouvée en hauteur moyenne, en diamètre à la base ou en volume de bois des chênes récoltés, entre les porteurs de lierre ou pas !
La messe est dite : la terre est ronde, et le lierre ne nuit pas aux arbres.
Ou plus exactement, le lierre ne nuit pas aux chênes.
Si vous observez les arbres porteurs, vous remarquerez que les petites branches du haut, “le houppier”, ne sont quasi jamais porteuses. Le lierre préfère l’ombre… où il prolifère, prolifère…fier lierre..
Il n’a d’ailleurs aucune raison « d’étouffer » son arbre porteur : qui, mort, s’effondrerait avec lui … Il ne mérite donc certainement pas le nom de parasite : ses crampons ne lui servent nullement à se nourrir, contrairement à mon homonyme végétal, le Gui.
Les feuilles de lierre tombées sont un bonus pour le sol, un humus renouvelé… une feuille vit 6 ans.
Si vous lisez ça pour la première fois, vous allez donc instantanément changer d’avis, après avoir vérifié mes sources, bien sur.
Vous allez arrêter de considérer cette plante comme une nuisible…sauf pour les vieux murs, bien sur…
C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques années, rien de grave, je vous rassure. Juste l’impression d’être un peu moins teubé.
J’aime bien cette histoire de lierre… contre-intuitive ?