Rouges jardinspar Guy Grandjean
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Merci Ambroise

Médecine

Au début du XVIe siècle, l’usage est de traiter la plaie hémorragique par la chaleur. Deux procédés sont alors l’objet de chaudes polémiques, c’est bien le mot :

le fer rouge ou l’huile bouillante.

Ambroise Paré, maître barbier-chirurgien, supporte mal les scènes d’horreur qui suivent toute bataille. Il décide de soigner les blessures sanglantes avec des baumes, et de ligaturer les artères, bref de faire mieux avec ses mains. Sa réputation et son énorme expérience de chirurgien de guerre lui vaudront ensuite l’appui des rois. Il pourra ainsi se défendre du lobby médical ultraconservateur de l’époque, et il publiera en français, ce qui, à l’époque, est une petite révolution. On rapporte ce dialogue qu’il eut avec Charles IX:

  » — J’espère bien que tu vas mieux soigner les rois que les pauvres !

— Non Sire, c’est impossible.

— Et pourquoi ?

— Parce que je soigne les pauvres comme des rois« .

Il a laissé d’autres phrases touchantes, témoins d’une attitude pragmatique et humaine, bien avant « le siècle des lumières ».

« Ce n’est rien de feuilleter les livres, de gazouiller, de caqueter en chaire de la chirurgie, si la main ne met en usage ce que la raison ordonne. »


Merci Ambroise  Guy Grandjean